Personnellement quand même, j’étais un peu remué et il ne me serait pas venu à l’idée de recommencer un tel jeu.
Par chance, mon amie était toujours disposée à jouer avec ses froufrous et j’en profitais ainsi, c’était très bien !
Dimanche 10 décembre, 5 mois après cet incident, mon amie était partie le matin même en déplacement professionnel à l’étranger. Je reçus un coup de fil de Madame à 10 heures du matin, m’invitant à passer à l’appartement de sa fille au plus vite. Le prétexte : elle avait besoin d’un coup de main urgent. Je n’étais pas étonné de cet appel, elle piquait souvent des coups de gueule sur des détails qui nous semblaient, à Marie et à moi, insignifiants. Le lit mal fait, une plante mal arrosée sur le point de crever, la vaisselle qui traînait… Pour Marie qui était très zen, c’était le prix à payer pour profiter d’une garçonnière à prix d’ami. Moi j’envisageais ces crises tantôt avec amusement, tantôt avec agacement, mais concilient je me rangeais à l’avis de Marie.
J’arrivais rapidement à l’appartement, conscient que nous l’avions laissé dans un piètre état la veille au soir, après un diner arrosé avec une bonne poignée d’amis, et j’étais prêt à procéder à une petite séance de rangement.
Lorsque j’arrivai, Madame était déjà affairée à tout remettre en ordre. Je lui proposai de prendre le relai pour lui permettre de rentrer chez elle, mais elle refusa. « passez plutôt dans la chambre, j’ai préparé quelque chose pour vous. Et revenez vite m’aider à ranger ce bazar ». Sans comprendre, j'obtempéra et me fraya un passage vers la chambre.
Sur le lit, bien en évidence, un paquet de vêtements sur lequel reposait une paire de ballerines noires.