Personnellement quand même, j’étais un peu remué et il ne me serait pas venu à l’idée de recommencer un tel jeu.
Par chance, mon amie était toujours disposée à jouer avec ses froufrous et j’en profitais ainsi, c’était très bien !
Dimanche 10 décembre, 5 mois après cet incident, mon amie était partie le matin même en déplacement professionnel à l’étranger. Je reçus un coup de fil de Madame à 10 heures du matin, m’invitant à passer à l’appartement de sa fille au plus vite. Le prétexte : elle avait besoin d’un coup de main urgent. Je n’étais pas étonné de cet appel, elle piquait souvent des coups de gueule sur des détails qui nous semblaient, à Marie et à moi, insignifiants. Le lit mal fait, une plante mal arrosée sur le point de crever, la vaisselle qui traînait… Pour Marie qui était très zen, c’était le prix à payer pour profiter d’une garçonnière à prix d’ami. Moi j’envisageais ces crises tantôt avec amusement, tantôt avec agacement, mais concilient je me rangeais à l’avis de Marie.
J’arrivais rapidement à l’appartement, conscient que nous l’avions laissé dans un piètre état la veille au soir, après un diner arrosé avec une bonne poignée d’amis, et j’étais prêt à procéder à une petite séance de rangement.
Lorsque j’arrivai, Madame était déjà affairée à tout remettre en ordre. Je lui proposai de prendre le relai pour lui permettre de rentrer chez elle, mais elle refusa. « passez plutôt dans la chambre, j’ai préparé quelque chose pour vous. Et revenez vite m’aider à ranger ce bazar ». Sans comprendre, j'obtempéra et me fraya un passage vers la chambre.
Sur le lit, bien en évidence, un paquet de vêtements sur lequel reposait une paire de ballerines noires.Incrédule, j’examina l’ensemble. Des ballerines en cuir fin, une jupe droite noire, un corsage blanc à manches longues, une paire de collants gris mats. Une tenue et au-delà, une situation bien embarrassante. Je dû m’assoir pour évaluer la situation. La prise en flagrant délit il y a quelques mois. Le détachement et le silence parfait de Madame à ce sujet. L’invitation à l’appartement au prétexte du ménage et ces fringues préparées à mon intention. En plus, ces habits ont vraisemblablement été achetés à ma taille, il ne proviennent ni de la garde robe de la fille, ni de la mère ! J’hésite à fuir car je dois passer par le couloir, où Madame vaque à son rangement. D’ailleurs elle m’interpelle à travers la porte : « tu te dépêches, j’ai besoin de toi, maintenant ! ». Elle m’a tutoyé, c’était la première fois ! Je jette un regard sur les fringues disposées sur le lit, je tâte l’étoffe, je me lance. Je me déshabille, j’enfile le collant qui galbe parfaitement mes jambes. La jupe est parfaitement ajustée et remonte haut sur les hanches. Le chemisier est sobre et chic, en coton fin. Les ballerines légères et confortables. Malgré le trouble, j’apprécie le contact des vêtements. Je ne me sens pas entièrement travestie, ces vêtements ne gomment pas complètement mon apparence de garçon et laissent les mouvements libres. Finalement, je m’avance dans le couloir, tremblant comme une jeune biche. Lorsque je rencontre le regard de Madame, je suis planté au même endroit qu’il y a quelques mois, dans le couloir à l’embrasure de la porte de la chambre. Comme à l’époque, je me fige, mais cette fois Madame continue à vaquer à ses occupations sans noter ma présence et me lance simplement par-dessus l’épaule : « c’est bien, tu vas d’abord t’occuper de la cuisine et tu termineras par la salle de bain. Allez, vas-y ! ».
Me voilà affairée à la vaisselle vêtue comme une fille. Madame passe l’aspirateur dans l’entrée, elle ne fait pas attention à moi. Le traitement de l’énorme pile de vaisselle m’accapare : Le trouble de la situation s’estompe, la tenue se fait oublier. A plusieurs reprises, Madame rentre dans la cuisine, jamais elle ne porte attention à moi, plus qu’à la normal. Elle s’adresse à moi naturellement et si ce n’est le tutoiement qui est nouveau, son comportement vis-à-vis de moi était parfaitement naturel. Rapidement, je reprends confiance en moi et lorsque la cuisine est terminée, elle me propose de faire une pause autour d’un thé. Assises autour de la table de la cuisine, nous discutons de tout et de rien mais au bout d’un moment, elle me reprends : « tu ne peux pas te tenir comme cela, on dirait un cowboy ! Tiens toi droite, croise les jambes, cambre les reins ! » J’étais tellement à mon aise que j’en avais oublié ma tenue et le comportement adéquat à adopter. Je me repris et fis un grand effort pour me tenir bien comme une fille modèle. Les instructions de madame et le rappel implicite de ma posture et de ma tenue, me troublèrent passablement. Jambes croisées et reins bien cambrés, je dus tirer sur les bords de ma jupe pour la réajuster. La position cambrée compressait mon sexe contre la chaise, l’écrasement et le contact du nylon tendu sur mes cuisses engendra une forte bouffée de plaisir, qui me fit tressaillir et eu pour résultat d’accélérer notablement ma respiration, que j’eus un mal fou à contenir. Face à moi, Madame jugeait ma posture et ne semblait pas noter ma gène. « c’est mieux » me dit-elle pour finir, et elle reprit le détail de la suite du programme du ménage.
La pause finie, je me relevai difficilement de ma chaise en tirant sur ma jupe, en espérant ne rien dévoiler de mon trouble et j’attaquais la salle de bain. C’est à quatre pattes, la tête dans la baignoire, les reins bien cambrés et les cuisses serrées par l’effort, que le plaisir se fit sentir à nouveau. Mes collants étaient bien tendus sur mon ventre et exerçaient une pression ferme sur mon sexe, comprimé par le rebord de la baignoire. Pour être plus libre de mes mouvement j’avais retroussé ma jupe à moitié. Le chemisier était à ma taille mais sa coupe était un peu étroite pour les mouvements amples exigés par le nettoyage de la baignoire, la contrainte qu’il exerçait sur ma poitrine était plus que troublante.
« Tu viens m’aider à faire le lit, s’il te plait », me dit Madame en se postant à l’embrasure de la porte de la salle de bain. Elle me vit me relever de ma grotesque posture, les joues en feu et les habits défaits. « arrange-toi et viens m’aider ! », m’ordonna-t-elle, en ignorant mon trouble une fois de plus. Je la rejoignis dans la chambres, en espérant secrètement qu’elle prenne l’initiative de me baiser. Mais nous fîmes le lit bien au carré, chacune sagement de part et d’autre. Se redressant, elle jeta un coup d’œil sur la pièce et sembla satisfaite. « Bravo ma petite, tout est en ordre ». Elle me lança un sourire de satisfaction et me désignant d’un geste de la tête, me proposa de quitter mes vêtements « et plie-les sur le lit » précisa-t-elle. Elle quitta la pièce et je m’exécuta, en tremblant un peu. L’expérience prendrait donc fin de la sorte ! Une fois que je fus rhabillé, elle pris la pile de vêtements pliés et la rangea dans un sac en papier, puis nous quittâmes l’appartement ensemble. A la porte de l’immeuble, nos chemins se séparaient et elle me remercia encore pour ce coup de main, sans mentionner d’aucune façon la forme qu’avait prise cette séance de ménage. Je ne sus trouver les mots pour lui exprimer mes sentiments, qui oscillaient entre l’étonnement, l’aversion et la gratitude. Pour sa part, elle semblait complètement détachée de l’évènement, simplement satisfaite d’avoir terminé une tâche nécessaire. C’est en chancelant que je regagnais ma voiture cet après-midi-là.
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