Ce samedi après midi, j’étais de passage en ville pour faire quelques courses et l’idée m’est venue de faire un tour à l’appartement de ma fille Marie. Lors de ses absences, je redoute toujours un dégât des eaux ! Cela aurait du n’être qu’un saut de puce à l'appartement, mais ce passage s’est transformé en véritable cataclysme. En tournant la clef dans la porte, j’ai constaté que Marie n’avait que poussé la porte sans fermer à double tour comme je lui recommande toujours. A ne jamais m’écouter, ma fille va finir par se faire cambrioler ! Une fois dans l’appartement plongé dans la pénombre, alors que je posais mes achats dans l’entrée, je perçois soudain une présence au fond du couloir. Il y avait quelqu’un qui évoluait là bas, entre la porte de la chambre et celle de la salle de bain, j’en étais sûr. Mon cœur n’a fait qu’un bon, j’ai vite paniqué. Dans la pénombre, difficile d’évaluer la situation. La personne semblait à l’arrêt, à l’écoute elle aussi. Mes yeux se sont progressivement habitués à l’éclairage limité de la pièce et doucement, j'ai découvert la silhouette d’une grande femme, dénudée ou vêtue de lingerie !
Que faisait cette greluche chez ma fille en son absence, dans cette tenue ?J’ai compris qui étais cette personne quelques secondes plus tard, une fois ma vision parfaitement adaptée à la pénombre. J’avais devant moi le petit ami de ma fille, travesti de la tête au pieds ! Sa stature le trahissait, mais de loin la lingerie et la perruque faisaient illusion. Dans un flash je pris conscience de la situation et j’en eu le souffle coupé. Ce grand dégénéré se travestissait des vêtements de ma fille, en toute impunité lors de ses déplacements professionnels !
Jamais je n’aurais cru cela de ce type discret et masculin. Je venais de le prendre en flagrant délit ! J’hésitais entre crise d’hystérie et crise de fou rire : ce grand gaillard saucissonné dans un serre taille ! J’eus une folle envie de lui décrocher une baffe, cette vision était tellement absurde. Frédéric semblait paralysé, il retenait son souffle, honteux ; J’hésitais alors à décamper mais sa nervosité m’en empêcha. Je parvins finalement à me dominer, après cinq bonnes minutes de paralysie, pour lui cracher d'une voix méconnaissable, un misérable « va te rhabiller », qui résonna plusieurs minutes encore dans le couloir sombre. Il disparut dans la chambre sans déplacer d’air et je me retrouvais seule dans le couloir sombre, mes sacs éparpillés à mes pieds. Reprenant mon souffle et mon courage, j’allais à la cuisine où pour occuper ces minutes de gène, je ne trouvais rien de mieux à faire que de me faire bouillir de l’eau pour un thé. Dans la cuisine, je pouvais voir le dressing de ma fille par l’intermédiaire d’un miroir placé dans le couloir. J’apercevais Frédéric en ombre chinoise, se débattre avec les lacets de son corset. Bien décidée à écourter au plus sa présence dans l’appartement, je me précipitais dans la chambre et lui délaça le corsage. Une fois ouverte, la pièce de vêtement dégagea sa peau blanche et chaude, marquée par les lacets. D’un geste automatique, j’évaluais la profondeur des marques sur sa hanche d’un geste qui, j’en pris conscience plus tard, ressembla fort à une caresse. Il tressaillit et je le laissa à ses fanfreluches. Il quitta l’appartement sans un mot ni un bruit, et je restais plongée dans mon thé de longues minutes encore à méditer cet événement.
(à suivre...)
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